La Femme a tete de chou

Sonia Pavlik

Sonia Pavlik

Née à Paris dans les années 1980, Sonia a toujours aimé écrire, observer et décortiquer ce qu’elle voyait. Après des études d’histoire et de théâtre, elle écrit et produit une pièce musicale dans le cadre de La Compagnie Walrus,  Histoire de Gipsy et Verma, et publie en parallèle des articles dans diverses parutions. En 2012, elle décide de réaliser elle-même le scénario d’une comédie : La Femme à tête de chou, son premier court métrage.

J’avais écrit une série de saynètes sur les désillusions, les déconvenues et les situations parfois cocasses auxquelles on est confronté quand on se lance dans le métier d’acteur. Sans doute en est-il de même pour tous ceux qui se mettent en tête de réaliser leurs rêves : on en attend tellement qu’on est parfois déçu ou qu’on finit par accepter de se mettre dans des situations pour le moins « bizarres » ! J’ai d’abord voulu en faire un spectacle. En les relisant, je me suis rendue compte que le format de court métrage les servirait mieux ou plutôt, si je suis honnête, que j’avais très envie de passer derrière la caméra.

J’avais déjà assisté des réalisateurs de films courts. Le théâtre m’avait appris à travailler en équipe et à diriger des acteurs… J’imaginais à quels acteurs confier les rôles, je savais que le 5D permettait de faire de belles images… Je me suis dit qu’il fallait que je me jette à l’eau.

FEMME CHOUL’écriture de La femme à tête de chou est partie d’un jeu sur les mots. C’est bien sûr une référence à l’album de Gainsbourg. Trouver le titre d’emblée m’a donné beaucoup de liberté, de recul, de distance et m’a aidée à trouver de nombreux éléments de l’histoire : si une courte chanson rend hommage à Gainsbarre, il est question à plusieurs reprises de patates et autres fruits et légumes. Le chou appartient à la famille des « Brassicacées » : mes personnages peuvent sembler être au début des « bras cassés »…  Mais on se rend vite compte qu’ils ne le sont pas tant que ça ; ils sont excentriques et vivent dans leur monde à « Chambrouille ». A vrai dire, j’avais en tête l’humour un peu potache des premiers Woody Allen et l’univers absurde et décalé des Monty Python. Je voulais construire un univers à part entière, loin d’une esthétique réaliste, même si certains personnages font référence à des « célébrités » existant réellement.

Le pitch ? Une jeune comédienne parisienne (qui rêve sans doute d’incarner une héroïne racinienne ou de fouler les planches de l’Odéon ou de la Comédie Française) téléphone en réponse à une annonce : « Cherche animateur/animatrice pour un atelier de sculpture sur patates ». Elle tombe sur Roger, avant que la responsable ne lui propose finalement de venir chanter le lendemain au « Festival de Chambrouille »…

DFEMME CHOU_05errière le comique, je pense que le film aborde, entre autres, la question du narcissisme à travers les métiers du spectacle et des médias. Pourquoi peut-on tellement avoir besoin de se mettre en avant, de se produire en public, quitte à se montrer ridicule et à risquer de se compromettre, ou de raconter n’importe quoi juste pour passer devant la caméra ? Certes, un comédien a besoin de cachets… Mais est-ce la seule raison ? Le film n’y répond pas, mais j’espère qu’il soulève ce questionnement chez le spectateur.

En tout cas, j’ai vraiment été frappée par le soutien et l’enthousiasme de l’équipe pendant les différentes étapes, de la préparation à la post-production, ce qui a représenté tout du long du travail une grande source de joie. La FEMME CHOU_07Maison du Film Court a également été d’une aide précieuse à bien des égards : c’est une formidable plateforme pour que les professionnels ou les personnes en « voie de professionnalisation » dans les métiers du cinéma puissent se réunir autour de projets de courts métrages.

Aujourd’hui, le film a trouvé un distributeur, j’espère qu’il poursuivra tranquillement sa petite vie de court métrage !

La Femme à tête de chou (2012, 10 min), comédie burlesque avec Pauline Susini, Hugo Sablic, Frédéric Lapinsonnière et Sonia Pavlik. Musique originale : Franck Sforza.

Une projection privée sera organisée à Paris le samedi 9 février 2013 (le nombre de places étant limité, les réservations sont nécessaires). Si vous voulez plus de renseignements sur cet événement (notamment y être invité !) ou sur le film, vous pouvez contacter la Compagnie Walrus à cette adresse.

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